10.07.2007
Nouveau départ ...

Après plus d'un an de bons et loyaux services chez Blogspirit, j'ai décidé de déménager. J'avais envie d'une interface plus simple d'utilisation (et surtout moins contraignante à charger) et surtout de bâtir sur du neuf!
Vous pourrer me retrouver (avec de toutes nouvelles critiques mais aussi les anciennes) sur mon blog flambeux neuf à cette adresse:
http://chezemjy.canalblog.com/
J'espère vous y retrouver nombreux et toujours aussi fidèles !!
A la revoyure, donc !! :D
21:11 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
02.07.2007
La Fenêtre Panoramique de Richard Yates

Présentation de l'éditeur
April et Frank Wheeler forment un jeune ménage américain comme il y en a tant : ils s'efforcent de voir la vie à travers la fenêtre panoramique du pavillon qu'ils ont fait construire dans la banlieue new-yorkaise. Frank prend chaque jour le train pour aller travailler à New York dans le service de publicité d'une grande entreprise de machines électroniques mais, comme April, il se persuade qu'il est différent de tous ces petits-bourgeois au milieu desquels ils sont obligés de vivre, certains qu'un jour, leur vie changera... Pourtant les années passent sans leur apporter les satisfactions d'orgueil qu'ils espéraient. S'aiment-ils vraiment ? Jouent-ils à s'aimer ? Se haïssent-ils sans se l'avouer ?... Quand leur échec social devient évident, le drame éclate.
Une petite question avant de commencer : vous est-il déjà arrivé de décider de lire un livre sous prétexte qu'il sera bientôt adapté au cinéma (et qui plus est avec 2 de vos acteurs préférés, soit Kate Winslet et Léonardo Di Caprio, que j'admire bien indépendemment de "Titanic"...)? Moi oui, je l'avoue...
C'est donc la curiosité qui m'a poussée à lire ce roman, dans l'optique d'une adaptation en cours de tournage, signée Sam Mendes et qui marquera donc les retrouvailles des excellents Winslet et DiCaprio dans les deux rôles principaux!
Ce roman est un des plus marquants de la littérature américaine du XXème siècle et pour cause, elle nous dépeint une certaine classe moyenne, la vie d'être humains banale et étriquée avec une profondeur et une liberté de ton assez déconcertantes. L'auteur nous parle donc du commun des mortels. April et Frank Wheeler sont mariés, ont deux enfants et vivent dans un quartier résidentiel sans histoires de la banlieue new-yorkaise. On les croirait comme tout le monde, supérieurs en rien à leurs voisins, menant une existence où le quotidien ne semble réserver aucune surprise particulière. Mais au final, il n'en est rien. A travers cette fenêtre panoramique, on entre dans le quotidien de ce couple, qui s'aime mais aussi se déchire. Les disputes sont passionnées mais violentes, comme si elles étaient l'unique moyen pour eux de se sentir vivre et de s'exprimer dans un monde qui ne leur suffit pas. April et Frank se ressemblent, ils font tous deux figure d'anti-héros, aux prises malgré eux avec cet univers petit-bourgeois et creux qui les encerre et les étouffe. Ils cherchent ensemble désespéremment le moyen de contrecarrer un sort qui semble malheureusement bien établi. Ces deux personnages ressentent tout à fleur de peau et traversent une crise existentielle qui semble complètement dépasser leurs voisins, même ceux qu'ils croyaient être leurs amis.
Ce roman a été écrit sur les ruines du rêve américain, au réveil d'un cauchemard, celui de la désillusion. Sous l'apparence d'un style simple et d'un ton réaliste, l'auteur fait néanmoins souvent preuve de génie. Son talent de mise en scène, de peinture des sentiments et émotions exacerbées est absolument indéniable. Son récit s'insrit dans une gravité mêlée à une certaine gaîtée ironique. Richard Yates est un écrivain au style empressé, jamais un mot de trop. Le lecteur est donc happé dès le début dans la roman, grâce à l'immense force évocatrice de son auteur.
Après la lecture de ce roman, on a envie de savoir ce qui a poussé ces personnages vers le drame, de se donner les moyens de percevoir ce que le vide existentiel peut signifier pour certaines personnes dont la sensibilité ne peut que se heurter à l'étroitesse de la société humaine. Un roman qu'on ne doit pas lire déprimé mais qui se révèle bien toutefois être une oeuvre pleine de significations. Un livre qui sû faire voler en éclats les tabous de l'Amérique. Ecrit au tout début des années 60, il n'en est pas moins toujours d'actualité...
De plus, il est intéressant de noter que la découverte du manuscrit s'inscrit dans une histoire assez incroyable. On avait en effet pris connaissance, après la mort de l'auteur, qu'il avait réservé à son public un ultime roman. On le chercha pendant des jours jusqu'à ce qu'un de ses étudiants ne le trouve dans.... son congélateur!
Le film s'annonce donc foncièrement dramatique, violent, féroce et fiévreux. Les rôles de Frank et April ont été confiés à deux des meilleurs acteurs actuels. C'est une bonne chose et je leur souhaite bien du courage!
Ce sont deux rôles qui leur demanderont beaucoup..
13:50 Publié dans Littérature anglophone | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
24.06.2007
ma PAL estivale
Je sais bien que j'ai les yeux plus gros que le ventre mais tout de même, quel plaisir de se dire que j'ai tous ces livres qui m'attendent bien sagement^^
- A la recherche du temps perdu de Marcel Proust (bon, ça, ce n'est pas non plus sûr à 100% que je le lise. Tout dépendra de ma motivation :o) )
- Beloved de Toni Morrison
- 44, Scotland Street de Alexander McCall Smith
- Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur de Harper Lee
- Juvenilia de Jane Austen
- James Strange & Mr Norrell de Susanna Clarke
- Neverland de Neil Gaiman
- Mariage (en douce) à l'italienne de Meg Cabot
- Mariage à l'indienne de Kavita Daswani
- Avril enchanté d'Elizabeth von Arnim
- La Dame aux Camélias de Dumas fils
- Washington Square de Henry James
- Des maisons, des mystères de Germaine Beaumont
- Des familles, des secrets de Germaine Beaumont
- The Commitments de Roddy Doyle
- Mariage (en douce) à l'italienne de Meg cabot (lecture détente comme son titre l'indique^^)
- Du bout des doigts de Sarah Waters
- Vingt-quatre heures d'une femme sensible de Constance de Salm
- L'Arche dans la tempête d'Elizabeth Goudge
- Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran d'EE Schmitt
Voilà, il me semble que je n'ai rien oublié...^^
22:48 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
08.06.2007
Mes meilleures amies - Alice Hoffman
![]()
Présentation de l'éditeur" L'une des choses que j'ai apprises, c'est que les événements les plus étranges peuvent advenir. A tout moment. Aujourd'hui, par exemple, le chat de Jill, ma meilleure amie, a parlé. Nous préparions des brownies dans la cuisine lorsque nous l'avons entendu dire : "Je veux sortir." Nous avons assisté à un miracle et, maintenant, nous attendons qu'il s'en produise d'autres. " Ainsi commence le journal intime tenu par Gretel Samuelson à un moment crucial de sa jeune existence : le divorce de ses parents. Drolatique, émouvant, ce livre raconte, dans une tonalité douce amère, l'éveil d'une adolescente au monde des adultes. Alice Hoffman compose sa galerie de portraits par petites touches, avec pudeur, et fait de sa Gretel une soeur de Holden Caulfield, le héros de L'Attrape-coeurs, le célèbre roman de J.D. Salinger.
La 4ème de couverture m'a donnée l'envie de lire ce livre pour la simple et bonne raison qu'une comparaison avec le chef-d'oeuvre de JD Salinger (que j'adore) y était faite. Bien sûr, il faut toujours se méfier de ce genre de choses mais je n'ai pas pu résisté. Au final, ce roman s'avère assez éloigné de "L'Attraoe-coeurs" mais n'en est pas moins une lecture fort agréable. Je ne connaissais absolument pas Alice Hoffman mais je suis ravie d'avoir fait la connaissance de son style. Ce roman est un admirable petit mélange entre émotion, tendresse et drôlerie. La vie sera loin d'être douce pour Gretel, le personnage principal de ce roman, à qui on s'attache très vite. Néanmoins, le dramatisation n'est jamais accentuée, tout est décrit avec une pudeur extrêmement délicate, comme pour mieux enjoliver les émotions et sentiments. Le tout est tout de même loin d'être particulièrement réjouissant, l'existence de Gretel et de son entourage est douce amère voire parfois tragique. Le narrateur (qui est parfois Gretel) porte un regard très réaliste et jamais exagéré sur les évènements qui jalonnent son existence de fillette, d'adolescente puis de jeune femme. J'ai abordé ce livre comme un roman mais il s'agirait plutôt en fait d'un recueil de petites histoires, d'anecdotes qui se suffisent à elles-mêmes mais qui forment néanmoins un tout.
Un petit roman sans grande ambition qui reste cependant une lecture plus qu'honnête, avec notamment d'excellents petits passages sur la vision existentielle de Gretel.
06.06.2007
Petite video d'un Enfant Prodige...
20:53 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Lire Lolita à Téhéran - Azar Nafisi
![]()
Présentation de l'éditeur
Après avoir dû démissionner de l'Université de Téhéran sous la pression des autorités iraniennes, Azar Nafisi a réuni chez elle clandestinement pendant près de deux ans sept de ses étudiantes pour découvrir de grandes œuvres de la littérature occidentale. Certaines de ces jeunes filles étaient issues de familles conservatrices et religieuses, d'autres venaient de milieux progressistes et laïcs ; plusieurs avaient même fait de la prison. Cette expérience unique leur a permis à toutes, grâce à
la lecture de Lolita de Nabokov ou de Gatsby le Magnifique de Scott Fitzgerald, de remettre en question la situation " révolutionnaire " de leur pays et de mesurer la primauté de l'imagination sur la privation de liberté. Ce livre magnifique, souvent poignant, est le portrait brut et déchirant de la révolution islamique en Iran. Biographie de l'auteur
Azar Nafisi, née à Téhéran, a fait ses études universitaires aux Etats-Unis. Elle vit aujourd'hui à Washington où elle enseigne à l'université John Hopkins. Lire Lolita à Téhéran a remporté le prix du Meilleur livre étranger 2004 et le prix des Lectrices Elle, catégorie Document, en 2005.
Qu'il est parfois difficile de rendre hommage par les mots à une oeuvre littéraire qui nous a enchanté, qui nous a ouvert un monde tout entier, qui a sû nous émouvoir, nous inspirer, nous désarmer... Vous l'aurez deviné, j'ai pour le moins adoré ce livre, qui m'a captivée du début à la fin (tout au long de ses 468 pages). Je répéterais ce qu'a formulé l'écrivain Margaret Atwood au sujet de cette formidable oeuvre : "Tous les lecteurs devraient lire ce livre".
Azar Nafisi nous y raconte donc son expérience de femme et de professeur à l'université de Téhéran, de son combat tacite mais tout de même bien réel contre la république islamique. Son terrain se trouve être celui de la littérature, de la fiction, du roman. Comme le lecteur le découvrira, les oeuvres qui l'ont enchantée, elle, ainsi que ses étudiants (7 filles + 1 garçon) les aideront à s'ouvrir vers un monde qui leur est interdit : celui de la culture (occidentale dans son ensemble), celui du pouvoir de l'imagination, de la critique et de la philosophie qu'on trouve presque dans toutes les grandes oeuvres de notre temps. Azar Nafisi fera découvrir à ses étudiants l'univers d'auteurs tels que Nabokov, Fitzgerald, James, Austen et nous montrera également dans quelle mesure ceux-ci ont eu un impact dans sa vie personelle et professionnelle. Leurs écrits permettront à ces individus de trouver un nouveau souffle à leur existence, de trouver un moyen de mieux vivre leurs douleurs du quotidien.
Azar Nafisi nous décrit donc le quotidien de ces personnes, victimes d'un régime totalitaire condamnant quasimment toutes formes de libertés d'esprit et d'ouverture vers le monde extérieur, en particulier pour les femmes. Elle nous prend comme témoin de ces incroyables rapports humains tissés grâce au pouvoir de l'écrit et de la littérature, au moyen de débats et de réflexions enrichissantes. L'auteur nous montre la réalité de leur vie sans aucun détour, elle nous décrit la torpeur, la douleur, l'humiliation sans le moindre détour mais elle fait aussi bien plus que ça : en tant qu'universitaire spécialiste de la littérature, elle nous fait bien évidemment également part de ses critiques littéraires, lesquelles sont terriblement réjouissantes.
Plus qu'un essai littéraire, plus qu'une autobiographie, ce livre est une formidable porte ouverte vers un monde où la littérature s'avèrera être un échappatoire salvateur.
Ce livre est un bijou précieux, lisez-le!!
18:00 Publié dans Littérature anglophone | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Daisy Miller - Henry James
![]()
Présentation: Daisy Miller est jeune, belle et riche, mais son indépendance et ses manières excentriques d'Américaine choquent la vieille société européenne qui lui ferme ses portes. Toujours accompagnée de Giovanelli, un jeune mondain chasseur de dots, elle compromet sa réputation avec désinvolture. Même Winterbourne, son meilleur ami, ne croit plus à son innocence. Un soir, alors qu'elle contemple le clair de lune au pied du Colisée, elle contracte une maladie mortelle...
Parce qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire, je me suis décidée à découvrir la prose de James qu'encore tout récemment, avec un de ses plus courts romans. L'écriture de James est en tous points comme je l'espérais: un style élégant, précis, pure et complexe, mais dans le bon sens du terme. Certes, on ne peut pas considérer cette oeuvre comme majeure à proprement parler. Mais elle n'en reste pas moins une lecture "classique" intéressante tant James réussit à nous dépeindre ce formidable personnage féminin qu'est Daisy Miller, jeune femme terriblement difficile à cerner et appréhender. Elle agit de manière légère et scandaleuse selon la société, société qui l'encerre et l'étouffe. Néanmoins, est-elle à même de juger la véritable valeur de son caractère? Le narrateur, le jeune américain Winterbourne, est comme le lecteur : troublé par les charmes et l'attitude de cette jeune fille, la délicate et ravissante mais irrévérencieuse et impertinente Daisy.
Henry James nous brosse là le portrait d'un personnage tout à fait attachant. Cependant, j'avoue que je n'aurais certaiment pas rechigné devant un roman plus épais, tant le personnage de Daisy nous échappe... Souvent qualifié de petite lecture "tiède" au sein de l'oeuvre assez conséquante de James, j'ai pour ma part trouvé en "Daisy Miller" un petit roman élégant, moderne pour son époque. Une lecture pas inoubliable mais tout de même fort admirable pour son portrait d'une jeune femme libre.
"Washington Square" sera le prochain roman de Henry James que je lirai. A suivre donc...
17:49 Publié dans Littérature anglophone | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
06.05.2007
Un peu de douceur dans ce monde de brutes...
Un de mes coups de coeur musicaux: le fantastique groupe The Shins et "Phantom Limb", extrait de leur dernier album "Wincing the night away". Du rock mélodieux comme j'aime! :D
Si vous ne connaissez pas encore, vous savez ce qui vous reste à faire: cliquez et ouvrez vos oreilles! ;)
22:45 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Jeune Fille - Anne Wiazemsky

Présentation:
Printemps 1965. Anne, la narratrice, a dix-huit ans quand elle rencontre le cinéaste Robert Bresson. Cette entrevue a été organisée par son amie Florence, laquelle tenait le premier rôle dans Le procès de Jeanne d’Arc. Persuadée que Anne est l’actrice idéale pour interpréter Marie dans Au hasard Balthazar, le prochain film du maître, Florence la pousse à auditionner malgré sa complète inexpérience. Au fil des séances d’essai, la présence d’Anne, son attitude, sa voix convainquent Robert Bresson de la nécessité de ce choix. Mais Anne est encore mineure, et il s’agit de faire accepter le projet à son grand-père, François Mauriac. Heureusement pour elle, ce dernier mesure toute l’importance de cette opportunité.
Pendant plus d’un mois, Anne va faire l’expérience d’un plateau de cinéma. Robert Bresson, lui, instaure un jeu ambigu, entre séduction et domination. Bien que repoussant ses avances, Anne subit son emprise psychologique et le magnétisme de son génie artistique. L’actrice sent qu’une métamorphose s’opère en elle, suscitée par des désirs puissants mais confus, qui exacerbent sa sensibilité.
Mon avis: C'est en fouinant à Gibert Joseph que je suis tombée sur ce livre dont la photo de couverture m'a tout de suite interpellée... Le titre aussi, simple mais plein de significations. Je ne l'ai pas acheté mais c'est avec joie que j'ai découvert que la bibliothèque de ma ville l'avait acheté! Je me suis donc empressée de l'emprunter. Je n'ai pas été déçue. C'est un roman incroyablement bien écrit. Anne Wiazemsky, qui est un auteur que je ne connaissais jusque là absolument pas, a un style léger, caressant, jamais emprunté. On lit son histoire sans peine, on la dévore même. Ce livre est appelé "roman" mais il n'a rien de fictif, il raconte des évènements passés, qui ont marqué l'existence de l'auteur. Elle nous convie à un passionnant retour en arrière, sur les traces de sa jeunesse, des débuts de sa carrière d'actrice. Tout au long de ce roman, on est avec elle, en toute intimité, avec une impression de proximité assez exceptionnelle. On entre dans cet univers cinématographique fascinant, on assiste, à ses côtés, au tournage du film "Au Hasard Balthazar". On fait la connaissance de cet étonnant homme du cinéma qu'est Robert Bresson, un personnage pour le moins déroutant, au génie parfois inquiétant mais toujours émouvant. Anne est uen jeune fille maladroite, qui manque de confiance en elle et qui cherche un sens à son existence. Elle trouvera une forme de renouveau existenciel dans le cadre de cette expérience incroyable. Dans ce livre, on est plongé dans toute une atmosphère, on assiste à l'éveil, dans tous les sens du terme, de cette jeune fille qui nous convie à des instants d'apesanteur absolument réjouissants, où la sensibilité et la douceur sont de mises. On rencontre des grandes figures telles que Bresson bien sûr, mais aussi François Mauriac, son affectueux grand-père qui apparaît plusieurs fois dans le récit. Anne est pleine de dévotion à l'égard de Bresson, réputé - à juste titre - tyrannique. Elle parvient à nous rendre toute sa dimension et son épaisseur, elle parle de sa séduction, de son attitude enjôleuse, de la maîtrise quasi parfaite de son art, de ses parts d'ombre. L'écriture de l'auteur est telle qu'elle parvient toujours à garder le lecteur à bonne distance, tout ce qui est décrit prend de l'éclat. C'est un livre à savourer, indéniablement.
Il m'a aussi donnée une folle envie de voir ce film de Bresson, réalisateur que je connais très mal...

Vous pouvez lire ici l'avis de Clarabel, très positif également :)
25.04.2007
je me sens d'humeur créatrice...
Vous avez un blog littéraire et souhaitez y insérer une bannière (comme je l'ai fait avec celle "spécial Jane Austen") pour habiller votre site à votre goût?
Si vous êtes intéressé(e), je peux vous en confectionner une grâce à photoshop! Alors n'hésitez pas à me laisser un commentaire avec les photos que vous désirez voir sur votre bannière, le texte que vous aimeriez voir y figurer etc. Si vous avez une préférence de couleur et de dimension, faites m'en part également! :)
Mansfield Park de Jane Austen
![]()
Issue d'une famille miséreuse, Fanny Price est âgée de dix ans quand elle est adoptée par son oncle maternel, Sir Thomas Bertram, qui va prendre en charge son éducation. Accueillie dans le domaine de Mansfield Park, Fanny est élevée avec ses cousins et cousines qui, à l'exception d'Edmund, la traitent avec indifférence ou mépris. La gratitude et l'affection qu'elle éprouve à l'égard de son cousin se transforment au fil des années en un amour qu'elle garde secret. Quand un bon parti se déclare, Fanny n'a de choix qu'entre un mariage de raison et un retour à sa condition première...
Mon avis: C'est avec beaucoup de nostalgie que j'ai refermé ce livre. L'univers littéraire de Jane Austen me manquera indubitablement. En effet, mis à part quelques unes de ses petites oeuvres de jeunesse et inachevées (tels que son manuel d'Histoire anglaise écrit avec sa soeur Cassandra et un roman intitulé Les Watson), je n'aurai plus rien à découvrir d'elle. J'ai tout lu et cela me chagrine un peu, je dois bien l'avouer^^
"Mansfield Park" est considéré par beaucoup comme l'un des romans les plus ambitieux de Jane Austen, elle y peint la misère affective avec brillance. Bien loin de la comédie virevoltante d' Orgueil & Préjugés, de Northanger Abbey ou encore d' Emma, Mansfield Park se situe en fait un peu à l'écart des autres oeuvres de l'auteur... Ce roman suscite sans doute un peu moins la vision romantique/romanesque à laquelle Jane nous avait habituée. Fanny, son héroïne, est une jeune fille aimable, douce, mais aussi trop longtemps laissée pour compte. Eduquée chez son oncle et sa tante, elle est presque toujours reléguée au second plan, éternelle spectatrice des aventures et des flirts (parfois condamnables) de ses cousines. Fanny est très souvent sur la réserve, incontestablement la plus timide et humble de toutes les héroïnes austeniennes. Mais comme dans tous les romans de JA, son personnage saura s'affirmer bien davantage par la suite et restera toujours fidèle à elle-même et à ses convictions personnelles.
Dans ce roman, on retrouve une peinture sociale et familiale pleine d'épaisseur, incrustée de quelques scènes humoristiques. Jane Austen nous brosse le portrait d'un milieu anglais nuancé, en même temps que celui d'une jeune fille qu'on croyait craintive mais qui se révélera être pleine de courage.
Un roman sans doute un peu plus languissant que les autres (j'avoue ne pas avoir été particulièrement émoustillée par l'histoire d'amour qui y est dépeinte...) mais qui reste tout de même une lecture savoureuse et passionnante!
21.04.2007
Mon (insurmontable) PAL
19:17 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

