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25.04.2007
je me sens d'humeur créatrice...
Vous avez un blog littéraire et souhaitez y insérer une bannière (comme je l'ai fait avec celle "spécial Jane Austen") pour habiller votre site à votre goût?
Si vous êtes intéressé(e), je peux vous en confectionner une grâce à photoshop! Alors n'hésitez pas à me laisser un commentaire avec les photos que vous désirez voir sur votre bannière, le texte que vous aimeriez voir y figurer etc. Si vous avez une préférence de couleur et de dimension, faites m'en part également! :)
Mansfield Park de Jane Austen
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Issue d'une famille miséreuse, Fanny Price est âgée de dix ans quand elle est adoptée par son oncle maternel, Sir Thomas Bertram, qui va prendre en charge son éducation. Accueillie dans le domaine de Mansfield Park, Fanny est élevée avec ses cousins et cousines qui, à l'exception d'Edmund, la traitent avec indifférence ou mépris. La gratitude et l'affection qu'elle éprouve à l'égard de son cousin se transforment au fil des années en un amour qu'elle garde secret. Quand un bon parti se déclare, Fanny n'a de choix qu'entre un mariage de raison et un retour à sa condition première...
Mon avis: C'est avec beaucoup de nostalgie que j'ai refermé ce livre. L'univers littéraire de Jane Austen me manquera indubitablement. En effet, mis à part quelques unes de ses petites oeuvres de jeunesse et inachevées (tels que son manuel d'Histoire anglaise écrit avec sa soeur Cassandra et un roman intitulé Les Watson), je n'aurai plus rien à découvrir d'elle. J'ai tout lu et cela me chagrine un peu, je dois bien l'avouer^^
"Mansfield Park" est considéré par beaucoup comme l'un des romans les plus ambitieux de Jane Austen, elle y peint la misère affective avec brillance. Bien loin de la comédie virevoltante d' Orgueil & Préjugés, de Northanger Abbey ou encore d' Emma, Mansfield Park se situe en fait un peu à l'écart des autres oeuvres de l'auteur... Ce roman suscite sans doute un peu moins la vision romantique/romanesque à laquelle Jane nous avait habituée. Fanny, son héroïne, est une jeune fille aimable, douce, mais aussi trop longtemps laissée pour compte. Eduquée chez son oncle et sa tante, elle est presque toujours reléguée au second plan, éternelle spectatrice des aventures et des flirts (parfois condamnables) de ses cousines. Fanny est très souvent sur la réserve, incontestablement la plus timide et humble de toutes les héroïnes austeniennes. Mais comme dans tous les romans de JA, son personnage saura s'affirmer bien davantage par la suite et restera toujours fidèle à elle-même et à ses convictions personnelles.
Dans ce roman, on retrouve une peinture sociale et familiale pleine d'épaisseur, incrustée de quelques scènes humoristiques. Jane Austen nous brosse le portrait d'un milieu anglais nuancé, en même temps que celui d'une jeune fille qu'on croyait craintive mais qui se révélera être pleine de courage.
Un roman sans doute un peu plus languissant que les autres (j'avoue ne pas avoir été particulièrement émoustillée par l'histoire d'amour qui y est dépeinte...) mais qui reste tout de même une lecture savoureuse et passionnante!
21.04.2007
Mon (insurmontable) PAL
19:17 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
17.04.2007
Expiation - Ian McEwan
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Sous la canicule qui frappe l'Angleterre en ce mois d'août 1935, la jeune Briony a trouvé sa vocation : elle sera romancière. Du haut de ses treize ans, elle voit dans le roman un moyen de déchiffrer le monde. Mais lorsqu'elle surprend sa grande sœur Cecilia avec Robbie, fils de domestique, sa réaction naïve aux désirs des adultes va provoquer une tragédie. Trois vies basculent et divergent, pour se recroiser cinq ans plus tard, dans le chaos de la guerre, entre la déroute de Dunkerque et les prémices du Blitz. Mais est-il encore temps d'expier un crime d'enfance ? Un roman dans la grande tradition romanesque, où Ian McEwan, tout en s'interrogeant sur les pouvoirs et les limites de la fiction, restitue, avec une égale maîtrise, les frémissements d'une conscience et les rapports de classes, la splendeur indifférente de la nature et les tourments d'une Histoire aveugle aux individus.
Mon avis: "Expiation" est un roman intense, vertigineux, au travail d'écriture dense et fiévreux. L'histoire de ce roman débute à la manière des romans anglais du 18ème ou 19ème siècle (on notera d'ailleurs une citation préalable de "Northanger Abbey" de Jane Austen, pleine de significations), dans une langue si ce n'est désuète, en tous cas très délicate. Le style de Ian McEwan, rappelle (selon certains) celui de la romancière Virginia Woolf. la perception de Ian McEwan est extraordinairement aigüe. Il sait décrire les ressors de l'âme et de la conscience humaine brillamment, nous plonger dans le monde intérieur de ses personnages de manière enlevée. Les personnages sont si bien tracés qu'ils palpitent de vie sous nos yeux, traversent le papier et viennent nous hanter. "Expiation" doit être tout d'abord vu comme un roman follement romanesque, où son auteur se fait un plaisir d'user de mises en abîmes, des clins d'oeil littéraires et montre également la puissance du pouvoir de l'imagination, qui peut se faire destructeur. Les descriptions (tellement étoffées qu'ellles peuvent paraître parfois un peu lourdes, surtout au début - ceci sera ma seule et unique récrimination^^) sont imagées, symboliques, chatoyantes, poétiques. Le lecteur est immergé du début à la fin dans ce drame -familial qui a finalement quelque chose d'universel et de métaphorique. L'histoire d'amour est aussi très belle, et comme magnifiée par la tragédie et la passion.
Le roman, divisé en quatre parties, nous conte l'histoire d'un drame familial mais aussi intimiste, d'une passion amoureuse, d'un trouble psychologique et d'une erreur d'enfance qui sacrifiera l'existence de plusieurs individus.
Ce récit se passe pendant la seconde guerre mondiale. L'auteur ne souhaite pas nous épargner certains épisodes sanglants, comme pour montrer que le drame qui se joue au sein de cette famille n'est finalement qu'inscrite dans une tragédie universelle bien plus grande. L'épisode dans les hôpitaux militaires sont aussi émouvants que réalistes.
Le style d'Ian Mc Ewan respire la sensualité, le désespoir amoureux, la culpabilité, la passion, la souffrance intérieure. Sous la plume de cet auteur, tout un univers intérieur et sensoriel est restitué. "Expiation" est un roman fleuve, à la construction si habile qu'il en paraît parfois un peu vertigineux et impétueux. On ne peut sortir indemne d'une telle lecture. L'épilogue, en particulier, est foudroyant!
J'ai été volontairement assez vague dans mon compte-rendu, de manière à ne pas vous livrer l'essentiel de l'intrigue. En effet, dans tous romans romanesques, celle-ci est si bien ficelée et prenante, qu'il serait absolument dommage de la dévoiler...
Anecdote: L'écrivain déclare, dans un entretien pour Lire (Septembre 2003) : 'J'ai toujours voulu écrire un roman qui rappellerait Jane Austen. [... ] Je ne m'étais jamais mis dans la peau d'une femme et j'ai appelé à la rescousse les fantômes de Virginia Woolf et d'Elizabeth Bowen ! '
deux extraits:
"Elle ne se serait jamais consolée d'avoir subi des pressions ou de s'être fait bousculer. Ce ne fut jamais le cas. Elle se piégea elle-même, elle s'avança dans le labyrinthe de ses propres constructions, étant trop jeune, trop timorée, trop désireuse de bien faire, pour imposer qu'on la laissât faire son propre retour en arrière. Elle n'était pas dotée d'une telle indépendance d'esprit ni d'un âge suffisant. Une imposante assistante s'était massée autour de ses premières certitudes, et, à présent qu'elle attendait, Briony ne pouvait la décevoir devant l'autel. Ses doutes ne pouvaient être neutralisés qu'en s'enfonçant plus avant. En s'accordant étroitement à ce qu'elle croyait savoir, en resserrant ses pensées, en réaffirmant son témoignage, elle pouvait ainsi écarter de son esprit le mal qu'elle n'avait qu'obscurément l'impression de faire. Lorsque l'affaire fut close, lorsque le jugement fu prononcé et l'assistance dispersée, un oubli juvénile er impitoyable, une volonté d'effacement la protégèrent bien avant dans son adolescence"
"Certaines lettres - les siennes et celles de Cecilia - étaient confisquées en raison de quelque expression timide de leur affection. Si bien qu'ils se parlaient de littérature, et utilisaient certains personnages en guise de code. A Cambridge, ils s'étaient croisés dans la rue. Ils ne s'étaient jamais rencontrés pour débattre de tous ces livres, de tous ces couples heureux ou tragiques! Tristan et Iseult, le duc Orsino et Olivia (et aussi Malvolio), Troïlus et Cressida, Mr Knightley egt Emma, Vénus et Adonis, Turner et Tallis. "
Et enfin, voici la bande-annonce de l'adaptation cinématographique, signée Joe Wright (le réalisateur d'"Orgueil & Préjugés" 2006), avec Keira Knightley (que je n'apprécie pas tant que ça), James McAvoy (que j'adore), Romola Garai (que j'aime beaucoup):
11:20 Publié dans Littérature anglophone | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15.04.2007
La Première fois que j'ai eu 16 ans - Susie Morgenstern
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Présentation (amazon.fr): “Pourquoi la beauté ne fait-elle pas partie des droits de l’homme ?” se demande Hoch, ainsi surnommée à cause de sa taille imposante. Et comment faire pour supporter les journées qui se ressemblent toutes, quand on ne rêve que d’amour absolu et de feux d’artifice ? Hoch, la narratrice de cette histoire presque vraie, est une guerrière douce, émotive, convaincue du triomphe ultime de la vérité et de la raison dans un monde violent, masculin et injuste. Ce livre raconte ses combats et ses amours, l'entrée dans le jazz-band du lycée, une fugue, des déboires et des merveilles, avec une émotion communicative et pudique, une inlassable passion de vivre.
Susie, jeune adolescente juive new-yorkaise, parle. De ses états d'âme... "La première fois que j'ai eu seize ans, j'étais moche et je n'arrêtais pas de le dire au miroir de ma mère. Je jouais de la contrebasse, sans doute ressemblé-je à cet instrument." Ainsi commence cette confession au ton doux-amer. Luttes au lycée, amours réussis ou contrits, fugue, entrée dans le jazz band de l'école, déboires et aventures. Scénario a priori classique pour un récit qui ne l'est pas. L'auteur a pris le parti de parler des états d'âme de son héroïne, chapitre par chapitre, explorant à chaque fois une nouvelle facette de cette jeune adolescente. Difficile pour le lecteur de ne pas retrouver des bribes de-ci et de-là de sa propre adolescence dans ce roman qui traite toutes les difficultés comme les bonheurs d'une période réputée compliquée. Un livre original pour découvrir la vie d'une jeune new-yorkaise des années soixante, pendant féminin et plus sage des célèbres Basketball Diaries de Jim Carroll. --Florent Mazzoleni
Mon avis: C'est en me rendant au salon du livre de Paris, en mars dernier, que j'ai eu l'idée de lire un roman de Susie Morgenstern. Cette femme très souriante et chaleureuse, dédicaçait ses romans au stand "Ecole des Loisirs" du salon. D'elle, j'avais lu son énorme best-seller "La sixième", lorsque j'étais dans la classe du même nom. J'en garde un souvenir extrêmement flou, tout ce dont je me rappelle c'est que j'ai beaucoup aimé.
Sur le stand, son roman "La première fois que j'ai eu seize ans" me faisit de l'oeil, j'ai décidé de me l'offrir et de me le faire dédicacer:) Et je ne l'ai pas regretté!
Comme beaucoup de romans de "L'Ecole des Loisirs" traitant de l'adolescence, celui-ci est un véritable petit bijou, un sourire sous forme de livre, un condensé de bonne humeur, un récit drôlatique et terriblement attachant.
Le verbe de Susie Morgenstern est, à son image, très chaleureux. Dans ce roman écrit à la première personne, Hoch (comme on la surnomme) est une jeune fille heureuse mais complexée. Cherchez l'erreur... il n'y en pas. Elle se plaint mais sait également qu'elle a une famille qui l'aime (même si ses soeurs ainées ont la fâcheuse tendance de vouloir percer ses boutons^^), des amis, des bonnes notes et surtout un sens à sa vie: la contrebasse. Cet instrument, selon elle, lui ressemble beaucoup :) Elle rêve d'entrer dans le jazz-band de son lycée. Le hic, c'est que jusque là, il a toujours été réservé aux garçons... Elle se jure néanmoins d'abattre les préjugés et de s'affirmer!
Le roman est composé d'assez courts chapitres, tous commençant par la mention "La première fois que j'ai eu 16 ans...". Ces chapitres font comme figure de scénettes où "Hoch" nous raconte sans le moindre tabou ses joies, ses peines, sa rancoeur, ses émois, ses amis, sa famille, ses amours, sa fugue, ses déboires, mais aussi ses déclarations d'amour à la vie, à ses 16 ans.
C'est le roman le plus autobiographique de Susie Morgenstern. Il y a beaucoup de Hoch en elle...
"La première fois que j'ai eu seize ans, j'étais certaine que la vie me devait une somme exorbitante de rires, de distractions et de bons temps, et qu'elle ne payait pas assez vite sa dette."
un extrait où je me retrouvé étrangement:
"Je déteste les maths parce qu'elles font une marque noire dans ma vie grise, parce que c'est un gribouillis dans mon cerveau net et un point noir dans une journée rose. Quelle horreur de rester là en classe à ne rien comprendre. Rien! Si c'était du chinois par exemple, ce serait naturel de ne rien comprendre. Mais toutes ces ordures qui comprennent aisément ne sont que des monuments à la gloire de ma stupidité. J'ai des théories pour entretenir ma haine contre les génies matheux : ce sont des détraqués sexuels, des fous furieux, des maniaques, des obsédés ridicules. Comment les voir autrement, car pourquoi s'installer dans les chiffres et les nombres plutôt que dans les mots et le langage?"
A noter qu'il existe une adaptation cinématographique (apparamment assez libre) intitulée "La première fois que j'ai eu 20 ans" avec Marilou Berry dans le rôle principal. Il faut absolument que je vois ce film!
22:50 Publié dans Littérature anglophone | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Maurice d'EM Forster
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Présentation: Depuis son plus jeune âge, Maurice est hanté par des rêves dont il s'explique mal la nature étrange et mélancolique. Puis, comme tous les jeunes gens de la bonne société anglaise, il part faire ses études à Cambridge. C'est là qu'il rencontre Clive, étudiant comme lui, auprès de qui il sent naître de nouveaux sentiments. Tentant d'abord d'ignorer cette passion, le jeune homme va peu à peu entamer un long cheminement, parfois douloureux, vers la liberté et l'affirmation de son identité. Dans ce récit intimiste à l'écriture ciselée, Forster, qui jamais ne consentit à ce que cette oeuvre soit publiée de son vivant, livre une magnifique histoire d'amour sur fond de chronique sociale de l'Angleterre puritaine des années 1920.
Mon avis: Un classique de la littérature anglaise que je me devais de lire.
Je n'ai pas été déçue, même, si par moments, le style d'EM Forster (ou peut être la traduction de 10/18) me donnait une impression de lourdeur. Mais heureusement, la plupart du temps, j'ai été transportée. Ce récit est avant tout une admirable peinture de la mélancolie amoureuse, de la passion réfrénée, de l'état de torpeur dûe à la crispation et à la frustration. Avant de traiter de l'homosexualité et de ses préjugés au sein de la société anglaise gindée de l'époque, ce roman nous présente un tableau plein de nuances d'un caractère terriblement humain en la personne de Maurice. Maurice est un personnage admirable, c'est un jeune homme passionné, follement épris, fougueux mais aussi terriblement réfléchi et sujet à l'introspection. Le paradoxe se trouve là justement... Maurice est en quête de son identité, il est sujet à nombre de crispations, d'étouffements, d'élans du coeur et de l'esprit. Le lecteur se voit très vite plongé dans la conscience de cet homme qui semble avoir tout l'air d'un héros post-Romantique (avec un R majuscule, svp). En plus d'être une magnifique histoire d'amour, ce roman est peut être davantage une critique élégante et un portrait acide de l'Angleterre victorienne, de sa pruderie et de son hypocrisie. Une lecture très intéressante qui m'a donnée une folle envie de découvrir l'adaptation de James Ivory, qui, parait-il, est excellente...
22:29 Publié dans Littérature anglophone | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
10.04.2007
Le Jardin Secret de Frances Hodgson Burnett
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synopsis: Au début du siècle, Mary Lennox perd ses parents en Inde. On l'envoie dans l'immense manoir de son oncle, lord Craven, dans le Yorkshire. La sinistre demeure est régentée par la sévère Mrs Medlock. Désespérée, Mary se lie d'amitié avec Colin, le fils de la maison qu'on croit malade et Dickon le frère de la servante. Ensemble ils découvrent un jardin secret aux abords de la maison.
Mon avis: Je n'ai découvert ce classique de la littérature jeunesse anglaise que très récemment, mais avec beaucoup de plaisir. Certes, on y retrouve une franche naïveté mais elle peut être vu comme un élan du coeur qui réchauffe et réjouit. Le roman est bien écrit, le style très imagé nous permet de nous plonger dans l'ambiance enchanteresse de ce jardin secret, d'en sentir toutes les odeurs, d'en voir toutes les couleurs. En plus d'être un joli hommage à la botannique et au jardinage, c'est aussi un récit prônant des valeurs essentielles, telles que l'entraide, l'amitié et le combat contre les préjugés, ou encore l'amour de la nature. On suit avec délice le parcours de cette petite Mary, qu'on découvre trop gâtée (mais malheureuse) et qui apprendra à s'adoucir, en se faisant aider et en aidant à son tour. Elle découvrira donc les joies de l'amitié, celles de la communion avec la nature, de la joie de vivre dans l'instant présent tout simplement, de profiter pleinement de ce qu'on lui donne et de partager. Ce jardin secret possède des pouvoir qui permetront à la fillette d'ouvrir son petit coeur endurci. Il faut voir ce roman comme un bien joli petit conte, plutôt destiné aux petits qu'aux grands, mais qui reste néanmoins une des petites merveilles de la littérature jeunesse du 18ème siècle :)
J'attends maintenant de voir son adaptation qui, selon beaucoup, est particulièrement réussie ...
un joli extrait:
"Dans la vie, c'est étrange, mais c'est seulement par moments que l'homme éprouve le sentiment d'être éternel. Pour les uns, cela se passe parfois à l'aube. L'homme se lève alors pour aller se promener seul dans la nature et, rejetant la tête en arrière, il contemple le ciel pâle qui se met à changer et à prendre des couleurs tandis que se déroulent des choses étranges et merveilleuses, au point qu'il en a le coeur qui bondit dans sa poitrine et qu'il s'exclame de joie devant le spectacle majestueux et toujours neuf du lever du soleil - spectacle qui a lieu tous les jours depuis des milliers d'années. Et l'espace d'un instant, l'homme a alors conscience de vivre pour toujours. Pour d'autres, c'est au crépuscule que leur vient ce sentiment d'éternité lorsqu'à travers les branches, dans les bois, les derniers rayons du soleil répandent une douce et mystérieuse lumière d'or et qu'une petite voix semble murmurer un message malheureusement insaisissable. Pour d'autres encore, c'est au plus profond de la nuit, dans le silence le plus complet, sous un ciel bleu noir clouté d'étoiles que leur vient la révélation. Parfois l'homme en a la certitude en entendant une musique lointaine, ou bien en plongeant son regard dans les yeux de quelqu'un".
22:30 Publié dans littérature jeunesse | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
07.04.2007
P'tit questionnaire littéraire
En attendant les quelques critiques littéraires que j'envisage de poster d'ici la fin de la journée, voici un ptit questionnaire littéraire :) N'hésitez pas à le remplir de votre côté :)
Le 1er livre qui vous a marqué ?
Probablement les contes d'Andersen
Celui que vous n'avez jamais pu terminer ?
"La Nostalgie de l'Ange" d'Alice Sebold
Celui que vous reliriez avec plaisir ?
"Pride & Prejudice" ou "Northanger Abbey" de Jane Austen
Celui qui vous a fait le plus pleurer ?
"La voleuse de livres" de Markus Zusak, tout récemment
Celui qui vous a le plus déçu ?
"Orlando" de Virginia Woolf
Celui que vous ne lirez jamais ?
il ne faut jamais dire "fontaine, je ne boirai pas de ton eau", mais je pense que je ne lirai plus rien de Dan Brown...
Celui que vous attendez avec impatience ?
"Harry Potter and the deathly hollows" de JK Rowling!!!!!!!!! (je sais, je ne fais pas dans l'originalité)
Un auteur dont vous avez lu tous les livres?
JK Rowling (facile^^), Jane Austen
Un auteur dont vous prévoyez de lire tous les livres?
Paul Auster, Nancy Huston
Un livre qui n'a rien d'un chef d'oeuvre mais que vous avez tout de même beaucoup aimé:
"Petites embrouilles et pieux mensonges" d'Elizabeth Young et "Embrouilles à Manhattan" de Meg Cabot (2 livres de chick-lit. Ils ne cassent pas 3 pattes à un canard mais sont tout de même rudement divertissants et amusants!)
Un livre qui a laissé une marque profonde en vous:
"Le jour d'échecs" de Stephen Zweig
Un livre qui vous a été recommandé de lire à l'école et que vous avez (contre toutes attentes)vraiment beaucoup aimé :
"L'attrappe-coeurs" de JD Salinger
Un classique français qui vous tombe des mains
"L'Education Sentimentale" de Flaubert
Un classique français qui vous a énormément plû:
"Notre Dame de Paris" de Victor Hugo
"Le rouge et le noir" de Stendhal
Le dernier livre que vous avez acheté:
"lire Lolita à Téhéran" de Nafasi
le dernier livre que vous avez terminé:
"Mansfield Park" de Jane Austen
Le livre que vous lisez en ce moment
"Le jardin secret" Frances Hodgson Burnett
Le prochain livre que vous lirez
"Expiation" de Ian McEwan
03.04.2007
CHALLENGE ABC 2007
Parce qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire, voici mon CHALLENGE ABC 2007 (idée piquée à pas mal de blogs ;) ), une liste de livres dont je n'ai découvert les auteurs que cette année.
Des suggestions pour les lettres manquantes? Des commentaires? Encore une fois, n'hésitez pas à m'en faire part!
titres en gras = déjà lus
A
B Beigbeder Frédéric: 99 francs
C Cabot Meg: Embrouilles à Manhattan
D Doyle Rody: The commitments
E
F Forster EM: Maurice
G
H
I
J
K Krauss Nicole: L'Histoire de l'amour
L Lodge David : Pensées secrètes
M Mansfield Katherine : Garden Party et autres nouvelles
N
O
P Petite-jean Cerf Cypora: le musée de la sirène
Q
R
S Setterfield Diane: Le treizième conte
T Townsend: the secret diary of Adrian Mole (aged 13 3 /4)
U
V
W Wodehouse: L'Inimitable Jeeves
X
Y
Z Zusak Markus: La voleuse de livres
11:06 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
01.04.2007
Sorbet Soleil - Claire Mazard
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Présentation: Anne est déçue que sa soeur ne l'accompagne pas en vacances cette année. Elle va donc se retrouver seule chez Mimo, sa grand-mère, et craint de s'ennuyer. Mais lorsque Lila débarque avec Alexandre, son petit-neveu, l'univers de la jeune adolescente bascule. C'est LUI, c'est sûr ! Et pour lui faire plaisir elle va se mettre dans une situation inextricable vis à vis de sa grand-mère chérie...
C'est en fouinant au salon du livre que je suis tombée sur cette très jolie collection de livres, consacrée, me semble-t-il, aux sentiments de l'enfance et de l'adolescence. Cette nouvelle petite maison d'édition, appelée "les romans bleus" porte donc très bien son nom. Les couvertures sont toutes incroyablement jolies.
Ecrit bleu sur bleu, ce roman est très bien écrit. Intentionnellement un peu fleur bleu, ce roman nous raconte l'histoire d'un amour de vacances. Empreint de mélancolie et de nostalgie, ce récit nous semble être conté par une voix d'adulte plus que par celle d'une enfant. Il traite essentiellement de ce bonheur vécu mais impossible à rattraper et encore moins à revivre. Le style est simple, chantant et coloré, à l'image de ces vacances passées à Perpignan. Tout y invite à la rêverie, la couverture du livre, tout d'abord mais aussi son contenu ;) Plein de fraîcheur, et écrit avec toute la finesse que ce sujet requiert. Un petit roman qui se déguste tout comme son titre le laisse présager :)
11:52 Publié dans littérature jeunesse | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

