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24.06.2007
ma PAL estivale
Je sais bien que j'ai les yeux plus gros que le ventre mais tout de même, quel plaisir de se dire que j'ai tous ces livres qui m'attendent bien sagement^^
- A la recherche du temps perdu de Marcel Proust (bon, ça, ce n'est pas non plus sûr à 100% que je le lise. Tout dépendra de ma motivation :o) )
- Beloved de Toni Morrison
- 44, Scotland Street de Alexander McCall Smith
- Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur de Harper Lee
- Juvenilia de Jane Austen
- James Strange & Mr Norrell de Susanna Clarke
- Neverland de Neil Gaiman
- Mariage (en douce) à l'italienne de Meg Cabot
- Mariage à l'indienne de Kavita Daswani
- Avril enchanté d'Elizabeth von Arnim
- La Dame aux Camélias de Dumas fils
- Washington Square de Henry James
- Des maisons, des mystères de Germaine Beaumont
- Des familles, des secrets de Germaine Beaumont
- The Commitments de Roddy Doyle
- Mariage (en douce) à l'italienne de Meg cabot (lecture détente comme son titre l'indique^^)
- Du bout des doigts de Sarah Waters
- Vingt-quatre heures d'une femme sensible de Constance de Salm
- L'Arche dans la tempête d'Elizabeth Goudge
- Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran d'EE Schmitt
Voilà, il me semble que je n'ai rien oublié...^^
22:48 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
08.06.2007
Mes meilleures amies - Alice Hoffman
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Présentation de l'éditeur" L'une des choses que j'ai apprises, c'est que les événements les plus étranges peuvent advenir. A tout moment. Aujourd'hui, par exemple, le chat de Jill, ma meilleure amie, a parlé. Nous préparions des brownies dans la cuisine lorsque nous l'avons entendu dire : "Je veux sortir." Nous avons assisté à un miracle et, maintenant, nous attendons qu'il s'en produise d'autres. " Ainsi commence le journal intime tenu par Gretel Samuelson à un moment crucial de sa jeune existence : le divorce de ses parents. Drolatique, émouvant, ce livre raconte, dans une tonalité douce amère, l'éveil d'une adolescente au monde des adultes. Alice Hoffman compose sa galerie de portraits par petites touches, avec pudeur, et fait de sa Gretel une soeur de Holden Caulfield, le héros de L'Attrape-coeurs, le célèbre roman de J.D. Salinger.
La 4ème de couverture m'a donnée l'envie de lire ce livre pour la simple et bonne raison qu'une comparaison avec le chef-d'oeuvre de JD Salinger (que j'adore) y était faite. Bien sûr, il faut toujours se méfier de ce genre de choses mais je n'ai pas pu résisté. Au final, ce roman s'avère assez éloigné de "L'Attraoe-coeurs" mais n'en est pas moins une lecture fort agréable. Je ne connaissais absolument pas Alice Hoffman mais je suis ravie d'avoir fait la connaissance de son style. Ce roman est un admirable petit mélange entre émotion, tendresse et drôlerie. La vie sera loin d'être douce pour Gretel, le personnage principal de ce roman, à qui on s'attache très vite. Néanmoins, le dramatisation n'est jamais accentuée, tout est décrit avec une pudeur extrêmement délicate, comme pour mieux enjoliver les émotions et sentiments. Le tout est tout de même loin d'être particulièrement réjouissant, l'existence de Gretel et de son entourage est douce amère voire parfois tragique. Le narrateur (qui est parfois Gretel) porte un regard très réaliste et jamais exagéré sur les évènements qui jalonnent son existence de fillette, d'adolescente puis de jeune femme. J'ai abordé ce livre comme un roman mais il s'agirait plutôt en fait d'un recueil de petites histoires, d'anecdotes qui se suffisent à elles-mêmes mais qui forment néanmoins un tout.
Un petit roman sans grande ambition qui reste cependant une lecture plus qu'honnête, avec notamment d'excellents petits passages sur la vision existentielle de Gretel.
06.06.2007
Petite video d'un Enfant Prodige...
20:53 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Lire Lolita à Téhéran - Azar Nafisi
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Présentation de l'éditeur
Après avoir dû démissionner de l'Université de Téhéran sous la pression des autorités iraniennes, Azar Nafisi a réuni chez elle clandestinement pendant près de deux ans sept de ses étudiantes pour découvrir de grandes œuvres de la littérature occidentale. Certaines de ces jeunes filles étaient issues de familles conservatrices et religieuses, d'autres venaient de milieux progressistes et laïcs ; plusieurs avaient même fait de la prison. Cette expérience unique leur a permis à toutes, grâce à
la lecture de Lolita de Nabokov ou de Gatsby le Magnifique de Scott Fitzgerald, de remettre en question la situation " révolutionnaire " de leur pays et de mesurer la primauté de l'imagination sur la privation de liberté. Ce livre magnifique, souvent poignant, est le portrait brut et déchirant de la révolution islamique en Iran. Biographie de l'auteur
Azar Nafisi, née à Téhéran, a fait ses études universitaires aux Etats-Unis. Elle vit aujourd'hui à Washington où elle enseigne à l'université John Hopkins. Lire Lolita à Téhéran a remporté le prix du Meilleur livre étranger 2004 et le prix des Lectrices Elle, catégorie Document, en 2005.
Qu'il est parfois difficile de rendre hommage par les mots à une oeuvre littéraire qui nous a enchanté, qui nous a ouvert un monde tout entier, qui a sû nous émouvoir, nous inspirer, nous désarmer... Vous l'aurez deviné, j'ai pour le moins adoré ce livre, qui m'a captivée du début à la fin (tout au long de ses 468 pages). Je répéterais ce qu'a formulé l'écrivain Margaret Atwood au sujet de cette formidable oeuvre : "Tous les lecteurs devraient lire ce livre".
Azar Nafisi nous y raconte donc son expérience de femme et de professeur à l'université de Téhéran, de son combat tacite mais tout de même bien réel contre la république islamique. Son terrain se trouve être celui de la littérature, de la fiction, du roman. Comme le lecteur le découvrira, les oeuvres qui l'ont enchantée, elle, ainsi que ses étudiants (7 filles + 1 garçon) les aideront à s'ouvrir vers un monde qui leur est interdit : celui de la culture (occidentale dans son ensemble), celui du pouvoir de l'imagination, de la critique et de la philosophie qu'on trouve presque dans toutes les grandes oeuvres de notre temps. Azar Nafisi fera découvrir à ses étudiants l'univers d'auteurs tels que Nabokov, Fitzgerald, James, Austen et nous montrera également dans quelle mesure ceux-ci ont eu un impact dans sa vie personelle et professionnelle. Leurs écrits permettront à ces individus de trouver un nouveau souffle à leur existence, de trouver un moyen de mieux vivre leurs douleurs du quotidien.
Azar Nafisi nous décrit donc le quotidien de ces personnes, victimes d'un régime totalitaire condamnant quasimment toutes formes de libertés d'esprit et d'ouverture vers le monde extérieur, en particulier pour les femmes. Elle nous prend comme témoin de ces incroyables rapports humains tissés grâce au pouvoir de l'écrit et de la littérature, au moyen de débats et de réflexions enrichissantes. L'auteur nous montre la réalité de leur vie sans aucun détour, elle nous décrit la torpeur, la douleur, l'humiliation sans le moindre détour mais elle fait aussi bien plus que ça : en tant qu'universitaire spécialiste de la littérature, elle nous fait bien évidemment également part de ses critiques littéraires, lesquelles sont terriblement réjouissantes.
Plus qu'un essai littéraire, plus qu'une autobiographie, ce livre est une formidable porte ouverte vers un monde où la littérature s'avèrera être un échappatoire salvateur.
Ce livre est un bijou précieux, lisez-le!!
18:00 Publié dans Littérature anglophone | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Daisy Miller - Henry James
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Présentation: Daisy Miller est jeune, belle et riche, mais son indépendance et ses manières excentriques d'Américaine choquent la vieille société européenne qui lui ferme ses portes. Toujours accompagnée de Giovanelli, un jeune mondain chasseur de dots, elle compromet sa réputation avec désinvolture. Même Winterbourne, son meilleur ami, ne croit plus à son innocence. Un soir, alors qu'elle contemple le clair de lune au pied du Colisée, elle contracte une maladie mortelle...
Parce qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire, je me suis décidée à découvrir la prose de James qu'encore tout récemment, avec un de ses plus courts romans. L'écriture de James est en tous points comme je l'espérais: un style élégant, précis, pure et complexe, mais dans le bon sens du terme. Certes, on ne peut pas considérer cette oeuvre comme majeure à proprement parler. Mais elle n'en reste pas moins une lecture "classique" intéressante tant James réussit à nous dépeindre ce formidable personnage féminin qu'est Daisy Miller, jeune femme terriblement difficile à cerner et appréhender. Elle agit de manière légère et scandaleuse selon la société, société qui l'encerre et l'étouffe. Néanmoins, est-elle à même de juger la véritable valeur de son caractère? Le narrateur, le jeune américain Winterbourne, est comme le lecteur : troublé par les charmes et l'attitude de cette jeune fille, la délicate et ravissante mais irrévérencieuse et impertinente Daisy.
Henry James nous brosse là le portrait d'un personnage tout à fait attachant. Cependant, j'avoue que je n'aurais certaiment pas rechigné devant un roman plus épais, tant le personnage de Daisy nous échappe... Souvent qualifié de petite lecture "tiède" au sein de l'oeuvre assez conséquante de James, j'ai pour ma part trouvé en "Daisy Miller" un petit roman élégant, moderne pour son époque. Une lecture pas inoubliable mais tout de même fort admirable pour son portrait d'une jeune femme libre.
"Washington Square" sera le prochain roman de Henry James que je lirai. A suivre donc...
17:49 Publié dans Littérature anglophone | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

